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Présentation

“On ne sait pas, au début on ne sait rien, rien du tout.                                                            Le théâtre, c’est un pari.
On se projette, on imagine avant d’inventer le spectacle ensemble, avant de pouvoir jouer. Concentrer la vie sur scène, ça la cadre,  et en même temps, ça l’enchante       un peu. C’est de l’imprévu, on ne sait pas ce qui va arriver. Comme dans la vie.
Et puis on crée avec l’idée du partage. On donne. On donne un petit peu de sens, quelque chose d’un petit peu lumineux, et une certaine joie.                                                   J’y tiens beaucoup. Le théâtre, c’est un art du présent, de l’éphémère.

Au fond, on travaille à la régénération des choses, qu’elles soient toujours aussi vivantes. Moi j’ai besoin d’une ritualisation de la vie quotidienne, alors j’espère que c’est une fête le théâtre. Les spectateurs sont là, c’est un miracle, ils ont choisi autre chose que de rester chez eux. Et pourquoi ? Parce qu’ils ont besoin de ce mouvement intérieur, de cette émotion partagée, elle leur garantit qu’ils sont en vie.“

Le théâtre comme une fête, une utopie, un rêve réalisé.“                Françoise Sliwka

Réalisation et montage Solène Combemale

BIOGRAPHIE – FRANÇOISE SLIWKA

Étudiante en thèse de philosophie (La photographie et la mort), Françoise Sliwka       se forme au théâtre auprès de Blanche Salant et Paul Weaver (Atelier International de Théâtre) et parallèlement enseigne l’Esthétique à Columbia University.

Dès 2005, elle fonde sa compagnie et choisit de créer des spectacles prêts pour l’itinérance afin d’aller à la rencontre des publics, et porter le théâtre là où on ne l’attend pas.
Elle s’entoure d’amis musiciens, comédiens et vidéastes (Romain Quartier, Émilie Paillard, Maixence Bauduin, Laurence Cordier, Laura Guitteny, Solène Combemale, Olivia Kryger, François Marthouret, Catherine Salviat…)

Créés entre Paris et Avignon, ses spectacles et lectures tournent d’abord en étroite collaboration avec la Scène Nationale de Cavaillon, notamment dans le cadre du dispositif « Nomades » : Dormir accompagné (Lobo Antunes), Talitha koumi (Darwich, Oz, Ritsos etCamus), et enfin la  Correspondance de Camille Claudel.
Avec la MC93 Bobigny,  elle joue dans « Une saison avec António Lobo Antunes », propose des lectures performances, et participe au festival littéraire « Hors limites » avec une série de représentations dans les bibliothèques de Seine St Denis. Elle joue également dans L’invention du monde d’Olivier Rolin sous la direction de Michel Deutsch.

En 2007, elle reçoit le Prix d’Écritures théâtrales de Guérande pour son premier texte,  On ira où tu voudras.
Parallèlement, elle poursuit sa démarche de transmission en proposant des ateliers écriture et théâtre en milieu scolaire : primaire, collège, lycée (Chemins de la Culture-CD Hte Savoie, MGI à Paris, notamment en partenariat avec le Théâtre de la Bastille).

Dès l’automne 2011, Françoise s’installe en Haute Savoie. Elle écrit pendant six ans des formes légères et poétiques, adaptables hors les murs. Elle propose spectacles et lectures en EHPAD (dispositif ARPA), crée un parcours artistique pluriel pour des élèves de CM2 (photo-théâtre-vidéo) avec Fabric’arts (dispositif culturel pour l’inclusion social et le désenclavement culturel). En novembre 2015, elle crée pour le cinéma de Chamonix un festival de ciné-lectures (« Portraits de femmes »). Dès 2017, elle s’associe à la fondation FACIM pour créer une série de spectacles autour du Baroque, joués en montagne. En 2019, elle tourne en médiathèques avec le dispositif Biblio-Savoie un récit jazz et Super 8, Une femme, une maison et puis la mer, textes de Marguerite Duras et Clarice Lispector, en compagnie du compositeur vidéaste, Romain Quartier.

De retour à Paris, en septembre 2018, elle met en scène au Goethe Institut à Paris, La Dernière Nuit, un jazz-récit consacré à Sophie Scholl (La Rose Blanche), avec Bruno Angelini, Daniel Erdmann et Olivia Kryger. Spectacle joué notamment à La Fraternelle Maison du Peuple, accompagné par une semaine d’immersion au lycée autour du thème de la Résistance.

En février 2020, au CHRD de Lyon, elle crée avec Daniel Erdmann un spectacle consacré à une autre figure de la Résistance, Marianne Cohn, Parler de toi, Marianne (de Bruno Doucey).

Sous forme de kaléidoscope théâtral, elle co-écrit avec Olivia Kryger Elles, comme liberté, spectacle qui célèbre les paroles de femmes inspirantes, mis en scène par Laurence Cordier et créé avec Laura Guitteny en novembre 2023.

Elle est lectrice pour des festivals de littérature contemporaine, et donne sa voix au Feuilletons Mythologiques de Murielle Szac, dans le cadre de voyages organisés par les Éditions Bayard. Elle enregistre aussi des titres de la collection Actes Sud, « Ceux qui ont dit non ».

Pour la Nuit de la Lecture en janvier 2024, elle écrit un texte sur le monde paysan, Rouge trilogie paysanne. Monologue polyphonique dédié aux souvenirs d’enfance, empreint de mémoire sensorielle, il tournera d’abord hors les murs en Haute-Savoie.

« La fonction de l’artiste est ainsi fort claire : il doit ouvrir un atelier et y prendre en
réparation le monde, par fragments, comme il lui vient. Non pour autant qu’il se tienne
pour un mage. Seulement un horloger. Réparateur attentif du homard ou du citron, de la
cruche ou du compotier, tel est bien l’artiste moderne. » Francis Ponge