Spectacles
Elles, comme Liberté
Deux femmes, deux amies, s’interrogent sur cette notion fondatrice, précieux trésor sur quoi s’élèvent nos vies, la liberté. Françoise Sliwka et Laura Guitteny incarnent toutes ces femmes, de Calamity Jane à Gisèle Halimi, en passant par Louise Michel ou Leila Mustapha. Traversées par leurs voix, entre rires et larmes, elles sont complices, graves et pétillantes. Dans ce voyage imaginaire, on traversera aussi la forêt de l’enfance, une manifestation féministe, on écoutera les témoignages de femmes engagées aujourd’hui, on rira de nos épuisements de femmes parfaites…
Et au fil de tous ces jeux, on dira l’amitié des femmes, on dansera avec elles, on invitera les vivantes et les mortes, on chantera, on s’amusera, on rêvera, libres. Un spectacle comme une ode à la vie, «la vie chaude, ardente, vivante »
Coproductions Act’art (77), Département Seine et Marne, Théâtre du Château- Eu (76), Pôle culturel d’Alby sur Chéran (74), cie Mademoiselle F*
Soutiens la Fondation La Poste, le Conseil Départemental de Haute Savoie, la ville de Cormeilles – en – Parisis (95) et la Maison du geste et de l’image (75)
Rouge trilogie paysanne
de et par Françoise Sliwka, musique Romain Quartier, collaboration artistique Laurence Cordier
tout public dès 10 ans, durée 1h environ
Monologue polyphonique, Rouge nous plonge dans le monde de la campagne à travers les couleurs douces–amères d’un album de famille. Un texte gorgé d’images et de mémoire sensorielle.
Trois personnages : Coquelicot, Zélie et Julien.
C’est « Rouge », et c’est la vie qui bat son plein. La ferme, les coqs et le cochon, les tartines du mercredi, les promenades dans les bois et les baignades dans la rivière.
« Bleu ». Julien et sa solitude. Le manque, l’absence. L’évocation des amours enfantines et du vert paradis.
« Jaune ». Rupture. Mouvement, changement, tournant. Fin.
Coquelicot rappelle à elle son enfance : le rouge, le bleu, le jaune, et recolore ainsi nos vies.
Parler de toi Marianne
D’après « Si tu parles, Marianne » de Bruno Doucey
« Tu disais on ne part pas quand des enfants ont besoin d’aide. Vivre libre, tu disais. Ce que je sais de toi tient dans le creux d’une main. Deux dates. Un poème. De rares photographies. La conviction que tu n’es pas morte pour rien. »
Marianne Cohn, jeune femme juive allemande engagée très tôt dans la Résistance, sauve de la déportation des centaines d’enfants en les faisant passer clandestinement en Suisse. Eté 1944 : en Haute Savoie, à quelques jours de la Libération, Marianne est arrêtée par les nazis, avec les enfants. Elle ne trahit pas, et meurt assassinée. Le poète Bruno Doucey s’adresse à elle dans une longue lettre d’amour, pour que sa mémoire ne s’éteigne jamais.
« Parler de toi. Penser à toi ».
Dans ce spectacle, musique et voix racontent ensemble l’histoire de Marianne, pour conjurer l’absence.
Une femme, une maison et puis la mer
Un spectacle en musique et en images, pour raconter la femme, ses enfants, ses amours, la maison, les objets, les photos, les souvenirs, la joyeuse pagaille… Raconter aussi l’écriture dans la solitude retrouvée. Et enfin, le bain dans la mer, ultime ressource, vivifiante. Se brosse un portrait drôle et acidulé, repris délicatement en écho par les films en Super 8.
Textes : La vie matérielle , Marguerite Duras / La découverte du monde, Clarice Lispector
Montage et interprétation : Françoise Sliwka
Composition musique et Super 8 : Romain Quartier
Camille, en toutes lettres
Donner à voir et à entendre la correspondance de Camille Claudel : un plateau nu pour faire la part belle au jeu, une seule actrice pour incarner toutes les voix, et un écrin de lumières qui structure l’ensemble. Dans ces lettres, on retrouve une femme amoureuse, une sœur, une fille, une amie, en toutes situations passionnée, entière, souvent capable, même au cœur de la plus violente détresse, de faire preuve de distance et d’humour. Se promener dans sa correspondance, c’est découvrir les déclarations d’amour fiévreuses de Rodin, l’échange joyeux et si tendrement amical avec Florence Jeans, la bonne amie anglaise, les appels au secours quand la pauvreté frappe trop fort, les télégrammes lapidaires pour tenir à distance l’ogre barbu, la dureté des mots de sa mère, le silence de Paul, la détresse à longueur de pages pendant les années d’internement, le mistral assassin, la solitude qui ronge…
Editions Gallimard, 2008 établie par Anne Rivière et Bruno Gaudichon
Montage : Françoise Sliwka
Mise en scène : Emilie Paillard
Lumières : Thomas Lavorel
Montage musical : Romuald Leclerc
Avec :
Françoise Sliwka
Durée : 1h10
Tout public dès 13 ans
À fleur de peau
Et si les vêtements parlaient ? Et si nous retrouvions l’être aimé, le moment disparu à travers ce qu’elle ou il portait et qui conserve sa trace désormais ? Et si les robes de bal, les barboteuses, les blouses avaient une histoire à nous raconter ? Et si les costumes de théâtre se souvenaient ?
Un monologue dicté par le vêtement, un dispositif scénographique à chaque fois différent, un « objet-personne » unique, vivant et insubstituable, animé par les comédiens et les spectateurs, pour un jeu en déambulation où le public découvre une histoire nouvelle en passant de bulle en bulle, de costume en habit, de voix en voix.
Textes et Mise en scène : Françoise Sliwka
Lumières, Mapping Super 8 et création sonore : Romain Quartier
avec Emilie Paillard, Maixence Bauduin et Françoise Sliwka